13 septembre 2009

En route pour La Serena

Ce matin, départ en avion pour La Serena. Un hublot côté droit siouplaît M'dame, j'veux coller mon nez dessus..

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Départ dans la brume. C'est cotonneux comme dans ma tête (insomnie à partir de 4h du mat' et Pisco sour de trop hier soir...). Un p'tit virage qui scotche bien au siège et hop !

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A droite, les Andes enneigées again (on ne s'en lasse pas). I love Chile.

vol3

Je n'ai pas pu voir l'Aconcagua qui pionçait sous les nuages (quelle chance il a...), mais ce qui est visible n'est pas mal non plus.

vol4

Je m'amuse à chercher des yeux les rivières scintillantes, enfouies au fond des vallées sous la brume... Arrivée imminente ! Il va bien falloir que je décolle mon pif de la vitre. Oui, m'dame l'hôtesse, je descends.

Hop, embarquement dans la camionnette qui va nous conduire peu à peu au coeur du désert. Changement d'ambiance garantie. Je me rends compte que je connais encore la route presque par coeur. Traversée de la ville aux maisons colorées, aux marchés débordants de fruits et de couvertures chamarrées, au charme désuet et un peu mélancolique. Impression d'être hors du temps.

On longe le Pacifique, puis virage vers le coeur des terres, la panam' nous introduit peu à peu dans le pré-désert. Touffes de broussailles sur terre aride. Tour et détours infinis dans ces collines rouges parsemées de bouquets vert-gris. Soudain, on débouche sur un plateau désertique immense, écrasé de soleil, bordé de collines violettes fantômatiques, très au loin. Un 360 degré sidérant, une énorme bouffée d'air. Sensation intacte, sept ans après ma dernière visite. Impression quasi-primitive et inexplicable d'être revenue à la maison, et pourtant au milieu de nulle part. Magnétisme intense de ce paysage. On bifurque sur la droite : déjà l'observatoire se profile au loin, avec ses champignons blancs posés sur la crête. La poussière vole derrière la camionnette. On dépasse une petite piste d'aéroport, posée de façon insensée dans cette immensité. Arrivée à l'observatoire : rien ne semble avoir changé...

A la nuit tombée, on lève la tête et c'est un spectacle fascinant : la voie lactée se jette sur nous et nous entoure de son bras scintillant, strié de zones inquiétamment sombres. Les yeux s'habituent peu à peu : sur tout le reste du ciel, on dirait qu'un lutin facétieux a laissé tomber une boîte de sucre en poudre, une myriade de points brillants parsème la voute céleste à 360 degrés, en toile de fond des constellations les plus brillantes. Parmi elles, la croix du Sud veille.

Posté par oddrey à 23:12 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur En route pour La Serena

    Ces paysages sont vraiment époustouflants! Waouuuuh!

    Posté par Audrey, 08 octobre 2009 à 11:41 | | Répondre
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